Une jante, du début à la fin
Choisissez une étape. Les cases cochées sont enregistrées dans ce navigateur : la page peut servir de check-list de poste.
Les écrans du logiciel
Captures issues du manuel. Touchez un repère rouge (ou une ligne de la liste) pour savoir à quoi sert chaque zone.
Numériser le profil de la jante
Le capteur laser de déplacement relève le profil de la face le long d’un rayon. On lui indique où commencer et où s’arrêter en déplaçant le point rouge (mode manuel) jusqu’à chaque repère, puis en appuyant sur Confirm. L’ordre des repères dépend de la forme de la face.
Standard prend un point tous les 1 mm de course en X ; Precise tous les 0,2 mm (5 fois plus de points, 5 fois plus long). Pour une jante plate, le mode Standard ou un pas plus large suffit.
Refaire la numérisation si : un objet masque le point, un axe atteint une fin de course, le relevé est vide ou aucune donnée ne s’affiche. Une zone de face abîmée ou manquante peut être recouverte de ruban de masquage pour obtenir une surface régulière.
Réglages de coupe, et ce qu’ils font physiquement
Ces champs reprennent la fenêtre de lancement de l’usinage. Les indicateurs de droite sont calculés à partir de la géométrie de tournage de base : ce sont des estimations pour raisonner, pas des valeurs constructeur.
Réglages du chanfrein
Le chanfrein s’usine toujours du centre du moyeu (B) vers le bord de la jante (A), c’est-à-dire de l’intérieur de la machine vers la porte, broche en sens direct (horaire). Les valeurs par défaut conviennent aux jantes standard.
| Champ (écran) | Signification | Valeur affichée |
|---|---|---|
| X-axis width | Longueur du chanfrein selon X | 4 mm |
| Y-axis width | Profondeur du chanfrein selon Y | 6 mm |
| Cut interval | Pas en X entre les sous-coupes du chanfrein | 0,1 mm |
| Number of cuts | Nombre de passes pour réaliser le chanfrein ; moins de passes = plus de matière enlevée par passe | 10 |
Quelque chose ne va pas
Choisissez le symptôme observé. Les éléments marqués technicien imposent d’ouvrir l’armoire électrique : coupez l’alimentation et attendez 10 minutes avant d’intervenir.
Toujours bloqué : SAV Gubot 400-812-6278 (numéro chinois, souvent injoignable depuis l’étranger) · gubot.net
Où se trouve quoi
La numérotation correspond au schéma de structure, page 3 du manuel.
Installation et mise sous tension
Emplacement
- Température ambiante de −10 °C à 45 °C, local sec et ventilé, dégagement suffisant autour pour évacuer la chaleur.
- À l’écart des vibrations, des champs magnétiques puissants, des gros consommateurs électriques, du soleil direct et de l’eau.
- Pas de gaz corrosifs, inflammables ou explosifs ; pas de brouillard d’huile ni de poussières métalliques.
- Le sol doit supporter 1 460 kg. Encombrement 1 300 × 1 320 mm, hauteur 1 800 mm. Déplacement avec un engin de levage adapté, alimentation débranchée.
Alimentation (électricien qualifié)
| Réseau | Disjoncteur | Section cuivre |
|---|---|---|
| Triphasé 380 V | 16 A | 1,5–2,5 mm² |
| Triphasé 220 V | 25 A | 2,5–4 mm² |
| Monophasé 220 V | 32 A | 4 mm² |
Puissance nominale 6,5 kW, 50/60 Hz. Vérifiez que la tension et le nombre de phases correspondent à la plaque signalétique avant de brancher. La mise à la terre doit être franche ; ne pas inverser phase et terre. En France, l’installation relève de la norme NF C 15-100 : faites valider le calibre et la section par votre électricien.
Ordre de mise sous tension et d’arrêt
- Ouvrir l’armoire électrique ; tous les disjoncteurs internes en position haute (fermés). Refermer l’armoire.
- Interrupteur général sur le côté : 0 → 1.
- Déverrouiller l’arrêt d’urgence s’il est enclenché (tourner dans le sens horaire).
- Appuyer sur le bouton de mise sous tension ; les variateurs démarrent.
- Lancer le logiciel Gubot Lathe ; il s’ouvre sur l’écran de numérisation.
Garder la machine en état
Le manuel liste les tâches sans en donner la fréquence. Le regroupement ci-dessous est une proposition, à ajuster selon votre charge de travail.
Garantie : 12 mois sur les composants principaux à compter de l’achat. Exclus : accessoires, mauvaise utilisation ou dommages externes, réparations par des personnes non habilitées. Toute modification des circuits ou neutralisation d’un dispositif de sécurité annule la garantie.
Là où le manuel se contredit
Utile pour savoir qu’il faut se fier à l’écran quand le texte dit autre chose.
- Vitesse de broche par défaut : le texte indique 400 tr/min, toutes les captures d’écran affichent 500.
- Chanfrein par défaut : le texte indique 5 mm et un pas de 0,2 mm ; l’écran affiche X 4 mm, Y 6 mm et un pas de 0,1 mm.
- Y-axis width est décrit comme « la course du chanfrein en X » : coquille, il s’agit de la course en Y.
- Nombre de passes du chanfrein : la règle « ≥ amplitude Y ÷ nombre de passes » tourne en rond. Elle signifie probablement amplitude Y ÷ profondeur par passe, mais le manuel ne définit pas cette profondeur. Demandez confirmation à Gubot avant de vous y fier.
- Vérification de la courbe : « s’assurer que la courbe n’est pas la bonne » doit se lire « s’assurer que c’est la bonne courbe ».
- Interrupteur général marqué 20 A / 4 kW alors que la machine est donnée pour 6,5 kW. Probablement un dessin générique ; vérifiez la pièce réelle.
- Tableau des pannes : « point laser qui clignote → pompe à huile vide » est très probablement une ligne d’alarme de graissage mal traduite.
- Écran d’ajustement : le texte dit que ② contient les données d’origine et ① les corrections. Les en-têtes de colonnes de la capture disent l’inverse : ① = origine, ② = correction. Ce guide suit l’écran.
- Profondeur de coupe : le manuel la décrit dans le bloc ③ de la fenêtre d’usinage, mais aucun champ « profondeur » n’apparaît sur les captures. Vérifiez sur votre version du logiciel où elle se règle.
- Boîte à outils : les blocs de réglage d’outil (Zero return, Automatic tool setting, Tool point compensation…) sont visibles à l’écran mais ne sont pas documentés.
- Caractéristiques : précision de positionnement 0,01 mm ; broche 0–3 000 tr/min ; avance 0,1–1 800 mm/min ; courses X 450 mm, Y 320 mm.
En dehors du manuel
Les rénovateurs de jantes insistent sur l’inspection préalable : une face diamantée a déjà perdu de la matière, il faut donc vérifier qu’elle n’a pas été trop reprise auparavant ni trop endommagée, et contrôler le voile. Les passes de finition restent très faibles, et le métal mis à nu doit ensuite être verni pour éviter que la corrosion ne s’installe sous la finition. Sources (en anglais) : Wheel Fusion, notes de procédé, John Clark.